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 Evergnicourt |
Voici différentes formes sous lesquelles le nom de notre commune a pu apparaitre au fil des siècles. Axuenna, Evregnicortis, Evregnicourt, Evregnicurt, Evregnicurtis, Evregnycourt, Evreinicurtis, Evrenicurtis, Evrignicort, |
|  La rivière Aisne | L'Aisne, rivière du Bassin Parisien, naît en Meuse à Somme-Aisne, dans la forêt de l'Argonne. L'Aisne est un affluent de l'Oise (rive gauche ), d'une longueur de 300 kms. Elle draine un bassin d'environ 8 000 km2. Elle coule vers le nord-ouest, traverse le département de la Marne, baigne Sainte-Menehould, passe dans le département des Ardennes, où elle arrose Vouziers, Rethel, puis se dirige vers l'ouest, rejoint le département de l'Aisne, où elle arrose Soissons, entre dans le département de l'Oise et se jette dans l'Oise en amont de Compiègne. Canalisée sur 57 km, elle est doublée sur 51 km, en amont de Celles, par le canal latéral de l'Aisne à la Marne. Ses principaux affluents sont l'Aire et la Vesle. Autrefois, l'Aisne était navigable jusque Evergnicourt .
L'Aisne a été à l'origine du développement de la région, surnommée autrefois le fleuve par les anciens. Elle eu comme nom primitif Atax, d'autres ont suivi: Axonna - Auxuenna - Auxenna - Aussonna - Esna - Ayne. Puis au moyen-age: Axonne - Aixne - Aizne - Aine et enfin l'Aisne . Pour finalement donner son nom a notre département en 1790.
Autrefois les poissons de mer remontaient jusqu'ici, en 1802, un esturgeon de 50 kgs fut pêché à Evergnicourt.
La rivière a eu un rôle important pour notre village, les moulins puis la papeterie ont utilisé son eau et sa force pour faire tourner leurs installations.
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|  De la préhistoire au second siècle | Faisant suite à la pierre de taille, l'installation le long de l'Aisne pour un peu plus de 1500 ans, des néolithiques, ou voir bien après les âges de bronze et de fer, nous laisse le droit d'espérer la présence de vestiges implantant ainsi les racines de notre village. Esperance légitime, puisque pour ces périodes, il n'y a pas un village voisin du notre sur lequel il n'y ait pas eu de découverte de traces de vie (ossements, tombes, dolmens, menhirs, outils, bijoux, fossés, etc.…). Une tombe à char a été découverte il y a quelques années sur le terroir de notre commune au lieu dit : " le tournant du chêne ". Nous avons connaissance par le passé de traces de Gaulois (d'un âge plus récent), ainsi que le passage sur notre commune de voies romaines celle allant de Rethel à Soissons ou bien de Bavai (59) à Reims. En parlant d'Evergnicourt, Amédée Piette, au XIXe siècle, affirmait qu'on pouvait voir les culées de l'ancien pont lorsque les eaux de l'Aisne étaient basses" (http://www.terascia.com/article.php?sid=26). Une grande page de l'histoire de la future France fut écrite dans le secteur. En 67 avant JC, les légions romaines de Jules César livrèrent une bataille victorieuse à Mauchamps prés de Guignicourt contre les Gaulois Belges fédérés. Les forces en présence étaient de 50 000 pour les romains et de 300 000 pour les Belges. L'issue de cette bataille ouvrit les portes de la Gaule à Jules César pour ses invasions futures, soumettant les différentes peuplades, ébauchant ainsi la Gaulle Romaine agrémentée de trois siècles de paix, à cette époque Reims devint la capitale de la Gaule Belgique seconde.
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|  Du deuxième au quatrième siècle | Du IIe siècle au IVe siècle
La civilisation romaine donne une image de prospérité aux villes de la Gaulle comme Reims pour notre secteur (60 à 80 âmes). Apparition de la langue romane, du christianisme par petits groupes dans les villes, puis plus difficilement pour les campagnes où le " paganisme est encore fortement implanté ". On commence à construire les premières églises et cathédrales, les premiers évêques font leur apparition tel Sixte puis Nicaise pour la ville de Reims. Après plusieurs décennies, les paysans " rémes " de Guignicourt renoncent a leurs dieux, et batirent une chapelle. Au début du IIIe siècle, la richesse et le luxe ayant servi à installer l'amollissement des romains implantes en Gaule, ceux-ci durent faire face aux vagues de hordes germaniques (Francs, Burgondes, Alamans, Hérules etc.) attires par la possibilité de butins. Ces invasions laissèrent souvent la désolation. Les Romains réagirent en fortifiant leurs villes, les campagnes elles restèrent à la merci des barbares.
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|  Du quatrième au sixième siècle | Au IVe siècle notre région du à nouveau subir les invasions avec le passage des redoutables Alamans ou bien les Vandales, Suèves et Alains eux même poussé par les terribles Huns avec leur tète Attila, laissant sur notre terroir des traces dont la toponymie en garde de mauvais souvenir dans l'appellation des lieux-dits comme le chemin de barbarie à Condé sur Suippes ou le chemin des Huns à Variscourt, des souterrains furent creusés pour s'y refugier notamment à Guignicourt. Vers la fin du Ve siècle d'autres peuplades s'installèrent après d'autres invasions, de celles-ci nous retiendrons surtout celle des Francs devenus alliés des Romains, grâce à l'intelligence d'un de leur roi " Clovis " s'alliant à l'église par son avènement , ils feront la France " La Francia " et Paris deviendra la capitale au détriment de notre région, Laon, Soissons et Reims perdant leur primauté. De cette Gaule devenue France, l'autorité sera partagée entre les barbares ce qu'il reste de pouvoir Romain, c'est à cette époque que la trace d'un nom à consonance familière nous apparaît, " le domaine rural d'evergny ".
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|  L'Abbaye de Saint-Hubert et Evergnicourt | En 828, Walcaud, alors Evêque de Liège, fit don de tout ce qu'il possédait à Evergnicourt, à l'Abbaye de St Hubert, .
En 882, lors de l'invasion des normands, les moines de St Hubert se réfugièrent sur leurs terres d'Evergnicourt.
Vers l'an 956, un seigneur de Marle dénommé JOSBERT était propriétaire d'un tiers d'Evergnicourt. Un jour, il fut mordu par un chien, redoutant le rage,on eu recours à Saint-Hubert, saint renommé pour la guérir. JOSBERT échappa à l'atteinte de la redoutable maladie. Pour témoigner sa reconnaissance,il donna à l'Abbaye belge ardennaise tout ce qu'il possédait à Evergnicourt, soit 15 manses ou petites exploitations rurales pouvant permettre à une famille de subsister.
Au siècle suivant, la seigneurie des moines s'agrandit par diverses libéralités jusqu'a s'étendre sur tout le terroir et jusqu'à la révolution, l'Abbaye de Saint-Hubert sera la seule propriétaire de ce territoire. En 1074, il fut construit à Evergnicourt un petit prieuré. En 1092 l'Abbé de Saint-Hubert, Thierry de Lierne trouva refuge au prieuré d'Evergnicourt, il y reste 3 ans.
Article tiré du bulletin communal d'avril 1996 |
|  Prieuré Sainte-Marie | C'est en 1074 que fut fondé le prieuré d'Evergnicourt, l'Abbaye de Saint-Hubert possédait un tiers du village depuis 956. Sainte Marie était la sainte patronne de l'église
En 1082, Elinand, Evêque de Laon, donna l'autel de l'église de Juvincourt au prieuré.
Détruit par l'effet du temps, le prieuré fut rétabli en 1154/56 par Hugues dit Cholet, comte de Roucy, en remplacement du prieuré Saint-Paul de Neufchâtel. Il le dota si bien qu'on y vit jusqu'à vingt religieux. Tout ce que possédait Hugues à Evergnicourt, fut donné à l'Abbaye avec les droits de justice, marchés, péages … L'Abbaye de St-Hubert est devenue la seule propriétaire de ce terroir et le garda jusqu'à la révolution.
Nous pouvons noter aussi qu'en 1179 Robert Guiscard, comte de Roucy, donna au chapitre de Laon l'Hôpital d'Evergnicourt. Jusqu'à présent les paroisses voisines (Menneville, Prouvais, Proviseux, Guignicourt etc.… étaient sous la dépendance du prieuré d'Evergnicourt. Vers la fin du XVIIe siècle, nous voyons croitre la puissance de la seigneurie de Guignicourt ; en revanche, nous constatons la désaffection de St-Hubert pour Guignicourt. En effet l'Abbaye abandonne ses possessions trop excentrées par rapport à Evergnicourt.
C'est dans cet optique que les religieux avaient cédé leur fief dés 1643 à Valexien de Flavigny contre la moitié du moulin d'Evergnicourt. L'Abbaye de St-Hubert et notre prieuré traverseront tant bien que mal l'histoire jusqu'à la révolution.
Article tiré du bulletin communal d'avril 1996 |
|  Du douzième au treizième siècle | Hospice d'Evergnicourt. On trouve dans de vieux textes, la trace d'un hospice à Evergnicourt vers 1167. En 1178, Robert Richard, Comte de Roucy céde l'hospice à celui de Laon contre la somme de 80 livres
Quelques noms Au XIIIéme siècle, les gens sont simplement désignés par des prénoms à part quelques exceptions. En voici quelques uns. Prieurs: Garnier, Gérard, Guillaume, Jean, Macaire, Thierry, Rodolphe, Wired, Renaud. Eglise du prieuré:Sainte-Marie Hommes nobles: Henri d'E..., chevalier Habitants: Henri le Bégue, Dominique, Robert Beraut, Robert le Maieur. Maire: Aubert de Guignicourt |
|  La guerre de trente ans ... | Les paysans de la région furent à nouveau écrasés par l'impôt et durent subir en outre les exactions des soldats . A la mort de Louis XIII, cette guerre n'est pas terminée. Le nouveau roi, Louis XIV étant mineur, c'est une régence qui s'exerce sur le royaume. les grands seigneurs vont se révolter contre le gouvernement de la régente, Anne d'Autriche et de son ministre Mazarin. Cette révolte sera appelée "La Fronde". Elle durera de 1648 à 1652. Toute la région à subit une misère inouïe. La violence, les incendies, les viols et les pillages commis par les troupes ennemies ou par l'armée royale . En 1659 La Paix est enfin signée. Maintenant, il faut, panser les plaies laissées par ces conflits, remettre en cultures ces terres trop longtemps restées à l'abandon envahies par les herbes et la végétation forestière, restaurer les exploitations sans mobilier, sans bestiaux et sans grains pour les semailles. Tel est le triste sort des paysans de la région. En date du 6 juillet 1663, les villageois d'Evergnicourt adressent une lettre à l'Abbé de Saint-Hubert. Dans cette lettre les habitants sollicitent une "remise" de leur impositions faisant valoir les préjudices subis ces dernières années du fait de la guerre.
en voici le contenu:
Monseigneur,
Vous remontrent humblement vos pauvres habitants d'Evergnicourt que de toute mémoire ils ont été " maintenus) - dans le sens de " protéges ", " défendus " - des feues Abbés vos devanciers, de feu Monseigneur de Fancon et de plus fraîche mémoire de feu monseigneur Dom Benoist de Lespine qui avait connaissance de nos vies et de nos mœurs, et connaissait la fidélité que nous avons toujours eue pour votre maison d'Evergnicourt, en nous " maintenant " nous a souvent recommande l'union de la charité envers les uns et les autres, et même le dernier voyage qu'il fit au dit Evergnicourtois, il fit assembler la communauté et parlant à tous en ses termes : Le roi nous a donné la paix, il vous la donne aussi de ma part, et vous conseille que vous n'eussiez point de procès les uns contre les autres, et dit à Monseigneur Dom Humilian votre administrateur de ne faire aucun procès sinon avec bon " avis ", et pour le droit de time qu'il le prenne selon l'ancienne coutume. Et après avoir édifie le peuple par plusieurs bonnes paroles leur donna congé en leur donnant courage et leur disant " adieu " possible dit-il ne vous verrai plus jamais, ce qui est arrivé au grand regret de tous vos habitants , quoi qu'ils manquent pas d'être toujours affectionnes au service de votre dite maison et l'on encore fait voir au plus fort de leurs ouvrages en allant charrier les bois pour le rétablissement de votre moulin, et sont encore disposés a tout bien faire n'était que depuis que Monseigneur Dom Humilian a été a Saint-Hubert il semble être change d'humeur et semble n'avoir aucune bonté pour les dits habitants et ne les menaçant que de procès et a peine de parler sans se fâcher, nous avons souffert tant qu'il nous a été possible ne désirent de vous importuner de nos plaintes, mais comme contraints nous avons trouve a propos de vous avertir auparavant d'envoyer trois exploits qu'il nous a fait donner au " request " du palais à Paris par bataille sergent royal, l'une pour les " menues dînes " qu'il a demandées et les veut voir au dixième contre le droit de toute ancienneté et même les habitants qui ont demeuré à Evergnicourt dés il y a soixante ans en sont étonnes : les deux autres exploits est pour avoir un tiers des " usages " du lieu et l'autre il demande le paiement des " domaines " depuis dix-huit à vingt ans ; pour qui est des menues dînes toutes les autres villages voisins les payent a la même façon que nous qui est le seizième. Pour les deux autres nous vous demandons la remise vu les ruines générales que la guerre a causé au tout le pays ; à l'avenir l'on vous payera suivant la transaction que nos anciens en ont accordé sans difficultés. Vous saurez Monseigneur que les " usages " ont été engages au pillage de neuf cent livres par l'ordre de Monseigneur Grimonnil intendant et sont encore a présent en ce temps Monseigneur le feu Abbé a touché argent à Paris qui n'était que prieur alors. Vous aurez toutes ces considérations e nous laissant vivre en epos et tous vos pauvres habitants seront obligés de prier Dieu pour votre prospérité et santé.
Texte signé par une douzaine d'habitants.
Ceci est un document d'archives belges, publié dans le livre " Guignicourt à travers l'histoire "
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|  Dix-huitième siècle | En 1760, il y avait 58 feux soit 198 habitants. La principale activité était la culture, on dénombrait 7 charrues, 28 arpents de prés, 2 arpents et demi de bois
Inondation de 1784 Après un hiver trés rugueux, de fortes inondations se sont produites cette année là. Sur la commune d'Evergnicourt, il y a 5 maisons totalement détruites et 7 sont étayées mais elles menacent de s'écrouler. Dans le village de Neufchatel, il ne reste que 2 maisons entières sur les 105 existantes, les autres sont soit écroulées, soit ne tenant de bout qu'avec l'aide d'étais. Le presbytère est détruit. A Pignicourt, il ne reste que 2 maisons sur les 24 existantes. A Condé sur Suippes, il ne reste plus que 2 maisons étayées sur les 33 que compte le village.
Quelques noms CAILLOT Henry, né à Evergnicourt en 1752, engagé le 26 janvier 1776 dans le régiment de Metz au sein de la compagnie de MISSOLZ. Il a participé à la guerre d'indépendance des Etats-Unis de 1778-1783.
CRABOUILLET Ponce Baptisé le 16 février 1761 à Evergnicourt, diocèse de Laon (pas d'extrait baptistaire dans le dossier). Pension accordée (en janvier 1790) à titre de retraite en qualité de valet de pied de la Reine
MARTIN, Catherine Naissance : vers 1706 à Evergnicourt
GUILBERT Jean-Baptiste naissance: 05 août 1737 ,
FAVEREAUX, Jeanne Naissance : 1 septembre 1742 à Evergnicourt,
FAVEREAUX, Jean-Baptiste Naissance : 21 mai 1745 à Evergnicourt
PONCELET Jean, Nicolas Naissance: 22 juillet 1793 à Evergnicourt Blessé le 18 mars 1814 au combat de Fisme
25 août 1774 Célébration de la fête du roi, messe solennelle, festin de la jeunesse avec musique et cris " Vive le Roi", danses, jeux etc... L'honnête citoyen qui a imaginé cette fête et qui en a fait tous les frais,est le Sr Guitard de Floriban, chevalier de l'éperon d'or
Pendant la révolution…
Extrait de la vie à Evergnicourt pendant la révolution
1791 Le maire du village se nomme M. Drouard
Février
- Le petit Régnier qui est revenu des troupes et il apprend l'exercice à tous les jeunes gens d'Evergnicourt. Ils sont tous armés et plus de 30 sont habillés et il a été convenu qu'on achèterait plus que des habits de gardes nationales.
- Il y a 4 personnes habillées en garde nationale
- Les tailles vont diminuer à Evergnicourt, car les religieuses en paient beaucoup.
- Mlle Gilbert va revenir à Evergnicourt pour y demeurer en permanence
Mars
- Un M. Thierry habite Evergnicourt
- 1er dimanche de carême, on mange des tourtelets (tourte au boudin blanc)
- M. le Prieur a donné sa démission mais reste jusqu'à ce qu'il y en ait un autre de nommé
Avril
- Un nouveau curé est nommé, mais il ira surement à Proviseux car c'est une paroisse.
- Baptiste Gory (laboureur) est mort subitement ces jours ci sur le terroir dans la tranchée du grand chemin sur le terroir d'Evergnicourt, il a été retrouvé à coté du sac d'avoine qu'il allait semer.
Mai
- Il n'y a pas encore de curé
- Mariage de M. Menu de Proviseux et de Mlle Thierry
Juin
- Le roi a été arrêté il y a quelques jours, les gens d'Evergnicourt et des villages voisins se sont rendus à Rheims.
Août
- Il n'y a toujours pas de curé à Evergnicourt.
- Vente des biens de Baptiste Gory. M. De La Hemade a acheté la grange. Des terres ont été données à un M. Carlier
Septembre
- Toujours pas de curé à Evergnicourt
Décembre
- Mr l'Abbé De Bauve dont le père était chirurgien à Corbeny vient d'être nommé curé d'Evergnicourt, la veille de noël
- M. Régnier est nommé maire d'Evergnicourt
- M. Gory le pêcheur est nommé Procureur-Syndic de la commune
- M. De La Hémade nommé conseiller municipal
1792 Février
- On trouve les noms de Carlier, Goubron et Clausson dans la commune
- M. le curé est un grand bon patriote, il se promène avec le pistolet de coté, il encourage les gens d'Evergnicourt à se soutenir, il loge chez M. Dognon
- Un cadastre est crée pour la commune. Toutes les pièces de terre ont ainsi été contrôlées, le nombre d'arpents, le type de culture et une évaluation du prix a ainsi été effectuée pour payer l'impôt " la Taille ".
Avril
- On apprend les décès de gens d'Evergnicourt, Mme Janvier, M. Brice Verseau et le petit Baptiste Brissantaux.
Mai
- Les vignes, le seigle et les fruits ont gelés.
- Un M. Brulé, un M Goubron habiteraient ou seraient originaires d'Evergnicourt.
- Les deux religieux d'Evergnicourt sont partis pour St-Hubert sans rien ne dire à personne.
- Un M. Martin est le concierge du prieuré
- Le fils de M. Brulé est mort en Guadeloupe
- -le 13 mai, l'arbre de la liberté est planté à proximité de la gare.
Juin
- Il y a la petite vérole (variole) à Evergnicourt. Les enfants de Jean Guilbert sont touchés
- Madelonnette Guittard et les fils Guilbert ont fait leur communion le jour de la pentecôte.
Octobre
- Il n'y a plus de religieux de St-Hubert en France.
- Le mobilier du prieuré a été vendu, les cloches et l'argenterie des églises ont été prises.
- Deux commissaire sont toujours là, on ne sait toujours pas si les biens vont être vendus. Un hôpital doit être créé dans chaque canton, on dit qu'Evergnicourt pourrait être choisis.
Décembre
- M. Goubron est parti en visite à Paris
- Le curé demeure au prieuré.
- Le jour de la fête, on a dansé dans la bergerie du prieuré et le lendemain, les curés du secteur sont venus danser et diner chez notre curé.
- Le curé a beaucoup embelli l'église et il prend soin de la bibliothèque.
- Un M. Juppin est présent ce jour là,
- Pierre Régnier est nommé commissaire au prieuré
- Jean Guilbert va être papa pour la neuvième fois.
- Noël Mennesson est mort.
1793 Février
- Hausse des prix importante partout en France sur les denrées de premières nécessités (savon, chandelles, pain etc.…)
Avril
- premières communion à Evergnicourt
Mai
- un M. Féart est à Evergnicourt
- Le prieur d'Evergnicourt, Dom. Augustin Duchesne est mort à St-Hubert
Octobre
- Le maximum de blé vaut 21 livres
Novembre
- M. De La Motte est venue à la fête
- Les biens de la communauté vont être partagés
Décembre
- Les gens d'Evergnicourt vont à la messe à Avaux
- Le septier de blé vaut 24livres, le vin est très cher, il y a ni avoine, ni Sarrazin
- La vie est tranquille au village, il n'ya pas d'armes, juste quelques piques parce que tous les fusils avaient été pris pour armer la réquisition, on ne montait ni garde ni ne faisait de patrouilles.
1794 Février
- La femme de Jean Guilbert a failli mourir, elle recommence à marcher
- Les terres, prés et bois de la communauté ont été partagés en 10 parts.
Juillet
- On a fait les foins
- Des commissaires sont arrivés à Evergnicourt pour vendre la terre, la seigneurie et le prieuré. Cela devrait être vendu avant la St-Rémi.
Septembre
- Le 02/09 les moissons sont terminées.
- Un des deux enfants de M. Juppin est mort.
- Cette année, il y aura du vin, les gens espèrent boire à bon marché.
Novembre
- M. Lahémade a eu 14 pièces de vin.
- Les vins de Bérru, d'Avaux et de la rivière Aisne se vendent 300 livres la pièce.
- Il y a eu grosse récolte pourtant les pauvres gens ont de la peine à avoir du pain, une paire de sabots coute de 3 à 4 livres.
- Il y a beaucoup de malade et de dysenteries.
1795 Avril
- Il n'y a plus de blé dans les greniers des laboureurs, tout a été vendu, les prix flambent.
- Le septier de blé : 60 livres, le septier de froment : 50 livres, le seigle : 30 livres, le Sarrazin 25 livres.
- Les gens de Rheims viennent pour en acheter quelqu'en soit le prix.
Juin
- Le terre d'Evergnicourt est vendue 400 mille francs, c'est M. Tomis qui en est l'adjudicataire.
- La ferme de l'hôtel-Dieu est vendue.
- M. Lahémade est malade
Juillet Novembre
- On trouve les noms de M. Demarest Drouard et M. Janvier
- La ferme du prieuré avec la maison, le jardin et le verger ont été vendu 5 millions à un groupe de onze personnes dont font parti M. Lahémade, M. Audierne et M. Braconnier le meunier.
- Les bois, les garennes et les prés ont été vendus au plus offrant.
- Le prieuré d'Evergnicourt et de toutes ses dépendances ont été vendus pour la somme de 7 millions, 77 mille livres.
1796 Janvier
- Un voyage à Paris coute 2000 livres
- M. Carlier habite Evergnicourt
- On veut démolir le prieuré pour empêcher les religieux de revenir
- Il n'y a plus de curé et il n'y a plus qu'une cloche à l'église.
- Jean Audierne est décédé.
- Le maitre d'école assure toutes les fonctions.
- Le prix du beurre et de la viande est élevé, le froment coûte 24 livres en argent. Tout est très cher.
- Le mariage de la fille Guittard et du fils Braconnier (meunier) est célébré le 26.
- Le moulin appartient à M. Gérard Bouché.
Avril
- Les chambres du prieuré ont été louées à des particuliers.
- M. Lahémade a loué la petite ferme de la vallée Miché.
Ainsi se termine le récit de cette période difficile. Toutes ces information ont été trouvées dans le livre " journal d'un bourgeois de Paris sous la révolution " écrit par Raymond Aubert. Ce livre relate la vie de Nicolas, Célestin Guittard de Floriban né à Evergnicourt le 03 septembre 1724, il lest parti habiter la capitale en 1777. On peut y lire des échanges de courriers avec sa famille restée au village.
Le prieuré sous la révolution
En novembre 1792, conformément à la loi de septembre, on dépossède le clergé de la dernière responsabilité qu'il détient encore dans les communes, à savoir la tenue des actes civils. On l'oblige à remettre ses registres paroissiaux, qui regroupent tous les actes civils depuis 250 ans. En 1795, victorieuses, les armées révolutionnaires autorisent le gouvernement français à annexer les Pays-Bas autrichiens et la principauté de Liège avec pour conséquence de faire revenir dans le giron de la France la terre de St-Hubert. Ce fut l'hallali pour l'Abbaye, tous ses biens en territoires français et belges furent vendus comme biens nationaux expulsant ainsi les religieux. A Evergnicourt, le prieuré avec ses fermes et ses terres fut vendu aux enchères publiques. Au cours de cette période chaotique, de nombreux pillages, vandalismes, saccages, démolitions ou autres… sont fréquents. De nombreux clochers furent démontés (Prouvais, Marle, Sissonne, St-Erme, du grand Juvincourt, St-Rémy. Quant au clocher de Guignicourt, aucune trace d'écrits sur sa démolition, probablement qu'étant encore dépendant du prieuré d'Evergnicourt (donc de St-Hubert), il fut considéré comme " bien étranger ". L'histoire du prieuré d'Evergnicourt se termine ici, il est fort probable qu'il dut subir la démolition lors de cette période, ses murs ont certainement servi à la construction d'autres édifices dans la région.
Article tiré du bulletin communal d'avril 1996
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|  Dix-neuvième siècle | 1802 Un esturgeon a été péché à Evergnicourt. Il fut offert à l'empereur.
1832 Epidémie de cholera: le Journal de l'Aisne dresse le bilan global le 06 Novembre 1832 : 11 000 malades et 5493 décès dans notre département
MERCIER (Marie François Adolphe). Né à Chézy-l'Abbaye (Aisne). Chirurgien de l'armée du premier Empire, officier de la Garde nationale et membre du conseil municipal d'Évergnicourt (Aisne) pendant 36 ans. M. Mercier faisait partie de cette phalange qui eut l'honneur de marcher sur la cloche de Moscou quelque temps après hélas ! il passait la Bérézina, à la retraite de notre armée. Rentré en France au licenciement de l'armée, il s'occupa de médecine ; c'était un fervent disciple de la méthode Raspail. Collaborateur de l'Almanach de la Marne, de l'Aisne et des Ardennes, nos lecteurs ont pu l'apprécier. Ses loisirs étaient aussi occupés à l'étude du théâtre ; plusieurs de ses œuvres parmi lesquelles nous citerons : Domino l'homonyme, comédie en un acte. L'Enfant de trois mères sans père connu, comédie. La Double Comédie ou l'Auteur dans l'embarras. La Femme singulière, comédie en 3 actes. Le Récit d'un Mort revenant de l'autre Monde, pièce de vers burlesques, etc. ont été imprimées et représentées sur des théâtres de province. Il est mort à Viry-Noureuil, le 29 mai 1873, emportant l'estime de tous ses concitoyens. Source : AMB 1874.
1860 24 naissances ->13 filles et 11 garçons 5 mariages 11 décès -> 6 femmes, 4 hommes et un enfant mort né
1861 15 naissances -> 9 filles et 6 garçons 1 mariage 15 décès -> 9 femmes, 5 hommes et un enfant mort né
1862 21 naissances -> 15 femmes et 6 hommes 4 mariages 10 décès -> 4 femmes, 5 homme et un enfant mort né
1869 M. BECKER est apiculteur à Evergnicourt |
|  Vingtième siècle | Début 1900 Evergnicourt avait un peu plus de 400 habitants, il y avait une école avec un seul instituteur M. Blondet. L'église se situait , là ou se trouve l'actuel cimetière. Il y avait 3 grosses fermes (cultures de betteraves et élevages de moutons essentiellement). Le moulin est devenu une papeterie un peu avant le début de ce nouveau siècle. En 1900, un incendie ravagea une grosse partie des bergeries.
Article Tiré d'une enquête réalisée par les élèves dune classe de l'école en? ( Cette enquête a été réalisée avec l'aide de M. Barruffol qui était agé de 81 ans) Un grand merci à Géraldine Mary qui m'a donné ce document.
1903 Le 9 juillet 1903, le feu a pris dans une meule de paille placée à 40 mètres environ de la fabrique de papier d'emballage de MM. Roudier-Gravillat et C10, à Evergnicourt (Aisne). Grâce à la promptitude des secours, l'usine a pu être préservée ; les pertes estimées à 20.000 francs sont couvertes par deux assurances. L'enquête a établi que le feu a été mis par deux enfants de 7 à 8 ans.
1914-1918
Ce que le monde redoute, se produit. La France entre en guerre contre l'Allemagne. Les combats sont rudes, chaque mètres de terrain est durement conquis, faisant de trop nombreuses victimes dans les deux camps. Dans l'Aisne, rares sont les villages qui sortent indemnes de ce conflit. Evergnicourt ne fut pas épargné par les combats, le village est pratiquement détruit en 1917. Les bâtiments qui ont résistés aux bombardements, sont détruits par les allemands lors de leur départ. Il ne reste pratiquement plus rien d'Evergnicourt. De nombreux habitants sont victimes de cette guerre (morts au combat, victimes civiles).
Evergnicourt entre dans l'Histoire le 16 avril 1917, puisqu'il était l'un des points à atteindre par l'offensive boucherie de NIVELLE. Le 11 novembre 1918, l'armistice est enfin signé. La croix de guerre avec palme est attribué a notre village.
Tous pensent que cette guerre sera la dernière. C'est bien mal connaître la nature humaine.
La paix retrouvée, il faut déblayer, tracer les rues, terrasser, reconstruire l'usine, bâtir de nouvelles maisons, l'école etc.… En 1923, une église provisoire en bois est construite prés de l'ancienne (en face de l'actuelle stèle Léo Lagrange), sur le bord de la route qui mène à Vervins. L'église actuelle est inaugurée au début des années 1930.
Notre village comme beaucoup d'autres dans la région a souffert énormément de cette guerre. Occupé, violement bombardé et presque rasé de la carte, Evergnicourt a été cité "à l'ordre de l'armée "et obtenu la croix de guerre 1914-1918 avec palme. A cette époque, le curé s'appelait M.Carlier, le maire M. Lilette et son adjoint M. Audierne E.
L'entre deux guerres
La paix retrouvée, il faut déblayer, tracer les rues, terrasser, reconstruire l'usine, bâtir de nouvelles maisons, l'école etc.… En 1923, une église provisoire en bois est construite prés de l'ancienne (en face de l'actuelle stèle Léo Lagrange), sur le bord de la route qui mène à Vervins. L'église actuelle est inaugurée au début des années 1930. Le travail ne manque pas, la vie peut enfin reprendre ses droits, les gens sont à nouveau heureux oubliant ainsi les misères de la guerre. Les conditions de vie et de travail s'améliorent. Les élections de 1936 marquent la victoire du Front Populaire. Léon Blum confie à Léo Lagrange le tout nouveau Sous-secrétariat d'Etat aux Sports et à l'Organisation des loisirs. L'effort de Léo Lagrange vise en effet essentiellement les jeunes. C'est pourquoi, il encourage toutes les organisations d'Auberges de Jeunesse. Parallèlement à l'institution des congés payés, il veut permettre au plus grand nombre de travailleurs de profiter des joies de la mer, de la montagne, de la campagne et d'accéder aux activités culturelles et sportives. Il s'agit d'abaisser le coût des transports : Léo Lagrange obtient donc 40 % de réduction sur les billets ferroviaires pour les salariés et leurs familles, puis annonce la création du " Billet populaire de congé annuel ", dont bénéficient 600 000 personnes dès l'été 1936. Ses efforts portent également sur l'hébergement : le ministère encourage le camping et Léo Lagrange négocie des tarifs spéciaux avec les hôteliers sur les prix des pensions. En 1938, les accords de Munich sont signés.
03 septembre 1939- 8 mai 1945
1939 Le 03 septembre 1939, la France entre en guerre contre l'Allemagne. Décidément l'être humain est de nature belliqueuse. Encore un conflit avec son cortège de mauvaises nouvelles, de tristesse et de désolation.
1940 L'armée allemande se fait de plus en plus présente. Les combats se rapprochent de plus en plus, nombreux sont les habitants qui partent, comme tant d'autres des villages voisins. Tous les moyens de transports sont bons (vélos, chevaux, voitures, a pieds etc.). Ce n'est pourtant pas sans risques. Les avions de chasse italiens mitraillent souvent les colonnes de réfugiés qui sont sur la route de Soissons.
Les forces françaises sont proches. Le 20 mai, le 151éme RI commandé par le colonel Alfred Duval est positionné entre Avaux et Guignicourt, protégeant l'accès à Reims, le 1er bataillon se trouve entre la rivière et Brienne sur Aisne, le 2éme bataillon prés de Neufchâtel sur Aisne et le 3émé bataillon prés d'Auménancourt le petit.
Dimanche 9 Juin, 3h30 un terrible pilonnage s'abat sur les positions françaises, puis au levé du jour, les fantassins allemands des 106éme, 130éme et 133éme de la 45éme divisions lancent l'assaut. Les terribles combats se terminent vers 18h après avoir fait de nombreuses victimes dans les deux camps.
Ce matin là, Léo Lagrange se charge d'une mission de reconnaissance dangereuse sur le front, près de la commune. Il est touché mortellement. Léo LAGRANGE est mort au combat. Les combats terminés, les habitants reviennent progressivement au village. Les allemands occupent le village, la vie continue tant bien que mal pour les villageois. Des soldats allemands se sont installés à l'école, dans les deux classes du bas. Leur fanfare installée sur le kiosque de la place, joue fréquemment des morceaux de musique classique. Les personnes passant à proximité étaient obligées de les écouter.
1943 Les soldats Allemands occupent toujours le village. Les forces alliées intensifient leurs bombardements loin derrière les lignes Allemandes. Dans la nuit du 16 au 17 avril, 197 Lancaster et 130 Halifax du RAF Bomber Command effectuent un raid sur les usines d'armement Skoda de Pilsen en Tchécoslovaquie. Les pertes britanniques sont lourdes: 18 Lancaster et 18 Halifax sont abattus, soit 11% de la force de raid.
Le sergent McNichol pilote un des Lancaster. Sur le chemin du retour, l'appareil est touché par la DCA. Un des moteurs prend feu, l'incendie est contrôlé mais après une courte accalmie le bombardier est touché cette fois par des projectiles tirés par un chasseur JU 88. Les dégâts sont importants, il est impossible de sauver l'appareil. Au prix de gros efforts, le sergent McNichol parvient à stabiliser l'appareil permettant à ses équipiers de sauter, il n'aura pas le temps de le faire, il meurt lors du crash du bombardier, il a seulement 21 ans. Il a sacrifié sa vie pour que ses camarades puissent vivres.
Bien que blessé, George Mott parvient à s'extraire de l'appareil et saute. Sa descente le mène vers Evergnicourt, en bordure de la route d'Avaux. Malgré ses blessures, il parvient jusqu'à l'entrée du village. Il est 5h30 lorsqu'il frappe à la porte de la première maison qu'il trouve éclairée. C'est la maison de la famille BAYARD. Il y est recueilli et caché mais il lui faut à tout prix un médecin, c'est le Docteur AYARI (médecin à Neufchâtel) qui se déplace, il diagnostique une épaule cassé et deux balles dans le coté droit. Un transfert vers un hôpital s'impose, mais avec les allemands sont dans le village, cela est très compliqué et dangereux. La décision de le garder caché quelques temps est prise, Madame Henriette MALOT lui prodiguera les soins en attendant de trouver un moyen de l'évacuer. Devant la difficulté à joindre un réseau pour l'évacuer, l'impossibilité de déplacer M. MOTT sans risque pour sa santé et le danger permanent que représente l'ennemi, il n'y eu d'autre choix que celui de le remettre aux autorités allemandes afin qu'il puisse être transporté et soigné dans un hôpital. Cette décision a été très dure à prendre, mais elle était la seule possible, M. MOTT doit vivre. Chaque jour, trop de personnes meurent de cette guerre. Peu avant son départ, de nombreux voisins sont venus lui dire au revoir et lui souhaiter bon courage, les enfants l'ont embrassé une dernière fois. La tristesse se lisait dans les regards. Tous étaient sûrs que ce héros s'en tirerait et qu'il rentrerait chez lui retrouver sa famille. A la fin de la guerre, Mme Malot Henriette a envoyé une lettre au ministère de l'aviation afin de savoir ce qu'était devenu George. Avait-il survécu à cette guerre?... Que sont devenus ses équipiers?
1944 Les allemands redoutent une invasion par mer. La pression alliée se fait de plus en plus pressante. Les forteresses américaines bombardent régulièrement l'aérodrome de Juvincourt où sont basés des Junkers Allemands. De nombreux villageois sont réquisitionnés pour reboucher les cratères laissés par les bombes. 6 Juin 1944 c'est enfin le jour tant attendu. Les forces alliées débarquent en Normandie. La libération est proche.
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|  Quelques dates... | Quelques faits et dates dans l'histoire de la commune
1071 -> Le roi Philippe 1er accorde à Elinant l'autel d'Evergnicourt, à condition qu'il reste sous la dépendance de l'église de Laon, et que les moines lui versent une redevance annuelle de deux sous, et en 1074, le roi Philippe fait don d'une chapelle sise à Neufchâtel.
1071 -> Brienne sur Aisne dépend du prieuré d'Evergnicourt
1134 -> Transaction entre Thibault, prieur de St-Martin des champs et le prieuré d'Evergnicourt
1154 -> une rente sur la terre de Pignicourt est donnée par HUGUES, Comte de Roucy, au prieuré d'Evergnicourt.
Les moines du Prieuré Bénédictin d'Evergnicourt fondèrent une église à Brienne sur Aisne à l'époque gothique.
1238 ->Gérard de La Malmaison a en partie vendu et en partie donné au prieuré d'Evergnicourt une rente sur des terres situées à Brienne sur Aisne
1274 -> Les moines doivent une rente annuelle de 40 sous sur une fondation d'une Dame de Brienne
1319 -> Arrêt du Parlement condamnant les héritiers de Rénier Le Borgne, d'Evergnicourt, écuyer, à payer au chapitre de Laon les droits de mouture quand ils feraient usage du Moulin de Brissy
1554 -> Brienne dépend toujours du prieuré d'Evergnicourt
165 ? -> Des gens de guerre ont emportés les cloches de nombreuses communes dont Evergnicourt
1676 -> décès de Pierne Gouzy dit le Père la Rozie, âgé de 65 ans, natif d'Evergnicourt (compagnie franche de fusiliers du sieur de Court major de La Fère où il a servi 18 mois). |
|  Du moulin à... |  | Un moulin existait en 1201 sur la rivière à EVERGNICOURT . Il était la propriété de ELISABETH DE MAREUIL. Elle le donna cette année là, à l'ABBAYE DE VALROY . Ce moulin était composé d'une seule roue, en 1557 apparu un second moulin.
Le 15 janvier1587, l'abbaye vend à ETIENNE D'ANTAR pour la somme de 1260 livres.
Le 16 janvier1624, la moitié est vendu à JEAN DUTEMPS, qui la vend à son tour en 1692 à VALERNI DE FLAVIGNY pour 600 livres. Ce dernier l'échange contre d'autres propriétés à l'ABBAYE DE SAINT-HUBERT.
Le 9 janvier 1665, Madame DE SERNAT née D'ANTAR, échange l'autre moitié contre diverses propriétés à l'ABBAYE DE SAINT HUBERT qui devient ainsi l'unique propriétaire.
Le 31 décembre 1692, lABBAYE DE SAINT-HUBERT vent les moulins à MATHIEU BOUCHER, moyennant une redevance de 126 livres par an.
Depuis cette époque, jusqu'en 1865, les moulins d'EVERGNICOURT sont restés entre les mains de la famille BOUCHER qui, par les femmes, en 1806, est devenue la famille BRACONNIER.
En 1865, l'usine d'EVERGNICOURT est vendue à Monsieur LEFEBVRE négociant à PARIS.
En 1876, le moulin à grain est arrêté.
En 1895, les moulins sont vendus à MM Roudier, Gravellat et cie qui les transformeront en papeterie. | Evolution
| dates |
Propriétaire |
moteur hydro. |
importance de l'entreprise |
| 1201 |
abbaye de Valroy |
1 roue |
1 moulin |
| 1557 |
|
2 roues |
2 moulins |
| 1692 |
Mathieu Boucher |
2 roues |
|
| 1806 |
Famille Braconnier |
2 roues |
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| 1833 |
Famille Braconnier |
3 roues |
|
| 1840 |
Famille Braconnier |
3 roues |
|
| 1850 |
Famille Braconnier |
3 roues |
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| 1865 |
M. Lefevre |
3 roues |
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| 1876 |
MM Labarre et Camuzet |
3 turbines |
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| 1895 |
MM Roudier, Gravellat et cie |
3 turbines |
|
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|  Le canal | Voici le plan du canal et de l'écluse vers 1841. L'Aisne à cette époque était navigable jusque Evergnicourt. Aujourd'hui il ne reste de l'écluse que des ruines. Il y a proximité un peuplier dont l'age est estimé à environ 160 ans. |  |
|  La papeterie |  | C'est 1895 que l'usine devient une papeterie suite à la destruction des anciens locaux par les nouveaux propriétaires, M. Roudier et M. Gravelat. Ils modifient le barrage de l'Aisne et construisent de nouvelles turbines. Cette 1ère papeterie fabrique du papier à base de paille qui macère préalablement dans des cuves, puis est blanchie à la chaux. 24 meules assurent la trituration de la pâte avant le raffinage en 6 piles. Une machine à papier produisant 11 tonnes par jour était mue par une turbine hydraulique en période de hautes eaux, ou une machine à vapeur de 80 cv. Elle comportait une dizaine de cylindres sécheurs. Un atelier de façonnage avec 2 machines à sacs travaille jusqu'en 1911. En juin 1913, les anciens propriétaires et héritiers Roudier, Gravelat, Raynaud et Barret créent une société appelée " Papeteries d'Evergnicourt ". Une machine à carton ondulé produisait également avant d'être démontée et emmenée par les Allemands en 1914. Ces derniers font sauter l'usine en 1917. Evergnicourt est alors entièrement rasé L'usine est reconstruite en 1920. Le plan est remanié de fond en comble, seul le bâtiment des turbines est reconstruit sur les fondations de l'ancien. La route, qui passait avant la guerre au milieu de l'usine, est déplacée vers le nord, ce qui nécessite de gros travaux de terrassement (talus de la butte). L'utilisation de la paille est abandonnée en 1925, et la production est alors assurée par la machine Wagner (M2), équipée de 10 cylindres. Une 2nde machine à frictionner, monocylindrique Melher (M3), est mise en route en 1928, avec 2 presses frictionneuses superposées. Puis une chaufferie charbon est construite en 1930, qui sera démolie par la suite. Une usine de paille blanche (cellulose) est mise en route vers 1932, mais ne fonctionne que peu de temps. La machine 1 est prévue, elle est livrée partiellement mais reste en pièce détachée à cause de l'arrivée de la Seconde Guerre Mondiale. Vers 1928, l'usine devient la propriété des Papeteries Navarre. Elle le reste jusqu'au 31 décembre 1976. Après une courte tutelle sous Chapelle-Darblay, c'est le rapprochement des usines d'Evergnicourt et de Ballancourt qui donne le nom de la raison sociale " Papeteries Everball ", puis " Everbal ". A partir de 1980, l'usine fabrique du papier recyclé à partir de 100 % de vieux papiers.
En 1994, le groupe Exacompta-Clairefontaine devient le propriétaire d'Everbal.
En 2008, la machine 3 est vendue, puis démontée. | Evolution
| date |
propriétaire |
moteurs hydro. |
importance de l'entreprise |
| 1895 |
MM Roudier, Gravellat et cie |
3 turbines |
UNE PAPETERIE |
| 1899 |
MM Roudier, Gravellat et cie |
5 turbines |
UNE PAPETERIE |
| 1913 |
S.A. des PAPETERIES d'EVERGNICOURT |
5 turbines |
UNE PAPETERIE |
| 1914-1917 |
usine occupée par les Allemands |
|
|
| 1922 |
S.A. des PAPETERIES d'EVERGNICOURT |
4 turbines |
UNE PAPETERIE |
| 1928 |
Papeteries NAVARRE |
|
UNE PAPETERIE |
| 1976 |
1976 Papeteries Chapelle-Darblay |
|
UNE PAPETERIE |
|
Papeterie Everball |
|
UNE PAPETERIE |
|
Famille Saint-Martin |
|
UNE PAPETERIE |
| 1994 |
Groupe Clairefontaine |
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UNE PAPETERIE |
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|   Les voies romaines et chaussées gauloisesDe REIMS à BAVAY
Reims était une ville importante d'où partait plusieurs voies romaine. L'une d'entre-elles se dirigeait vers le nord en direction de BAVAI dans le Hainaut distante de 53 lieues gauloises (2,210 mètres), elle a probablement été construite entre 250 et 280 après J.C. Au départ de la porte de Mars, cette voie passait par Brimont, elle traversait par un pont la suippe , pont qui donna son nom à Pontgivard, elle continuait tout droit jusque la bonne volonté (c'est le tracé actue de lal départemental 966). Elle poursuivait ensuite tout droit en direction d'Evergnicourt en laissant Brienne sur aisne et Neufchatel sur Aisne sur les cotés. Elle enjambait la retourne puis l'Aisne pour arriver à Evergnicourt (probablement l'actuelle allée des tilleuls, puis la rue Léo Lagrange), longeait la colline au nord du village pour rejoindre ensuite le tracé actuel de la départementale 966 en direction de Nizy-le-comte, Vervins, La Capelle.( Une tombe à char a été découvert il y a une dizaine d'année le long de cette route, prés du village.) A cette période, une station du nom d'Axuenna apparaît. Une station était un groupe d'habitations plus ou moins important où se trouvait les relais, gîtes et autres commodités pour les voyageurs. C'est probablement l'origine du village (des débris de tuiles et de poteries ont été découvert à l'entrée du village, il y environ 2 siècles).
""Bulletin de la société académique de l'Aisne""
De RETHEL à SOISSONS
Une chaussée gauloise traversait également le village, elle reliait Rethel à Soissons. Au départ de Rethel, elle prenait la direction de Herpy (08) en direction d'Avaux où elle bifurque. La première branche passait par Proviseux, Prouvais, Juvincourt et montait sur le plateau de Craonne avant de redescendre vers Soissons en passant par Crouy (le chemin qu'a probablement emprunté Jules César en quittant du camp de St Thomas. L'autre branche, celle qui nous intéresse, passait par Evergnicourt, puis Guignicourt, traversait le camp de Mauchamps, continuait vers Pontavert, suivait la vallée de l'Aisne jusque Soissons. |
|  Le rail... | Les trains circulaient autrefois à Evergnicourt. Une ligne ferroviaire entre Soissons et Rethel est créée en 1904. elle est composée de plusieurs tronçons gérés par la compagnie des chemins de fer de la banlieue de Reims (CBR). 1927 à 1952, Exploitation par la Compagnie de Chemins de fer Secondaire 1952 à 1981, Exploitation par la Régie des Transports de l'Aisne 1961 Mise à voie normale (1,435 m) 1981 Exploitation par la SNCF 1987 Fermeture définitive de la ligne. La ligne était uniquement utilisée pour ravitailler la papeterie.
La ligne de chemin de fer servait principalement avant 1940 à transporter des voyageurs entre Soissons et Rethel. Après la guerre, la ligne était trop endommagée (de nombreux ouvrages ont été détruits) pour la remettre en service. Le tronçon entre Evergnicourt et Guignicourt, a servit essentiellement au transport de marchandises vers la papeterie. Les locos à vapeur ont circulé jusqu'au début des années 1960, la dernière étant une Corpet-Louvet 130. Elles ont ensuite été remplacées par une loco diesel jusqu'a la fermeture de la ligne en 1987.
La loco 130 Corpet-Louvet a été rénovée par un poignée de passionnés. Elle circule sur le réseau de la baie de Somme entre Saint-Valéry sur somme, Le Crotoy et Cayeux sur mer.
Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous: http://www.chemin-fer-baie-somme.asso.fr/130_corpet.html
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| Tracé |
longueur |
écartement |
ouverture |
fermeture |
| Soissons-Guignicourt |
62 km |
1 m |
1894 |
1935 |
| Soissons-Guignicourt (nouveau tracé) |
60 km |
1.435 m |
|
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| Guignicourt-Evergnicourt |
7 km |
1 m |
1904 |
1987 |
| Evergnicourt-Asfeld |
6 km |
1 m |
1905 |
1940 |
| Asfeld-Rethel |
22 km |
1 m |
1905 |
1961 |
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|  Infos diverses... | Voici quelques infos que j'ai pu récupérer sur notre village.
1885
Habitants: 326 Agriculteurs: 4 Grains: 1
Gare de Guignicourt à 8km
*1906
Habitants: 460 Agriculteurs: 5 Fabrique de papier-paille: 1 (Rondie et Cie)
Gare: 1 ligne Guignicourt/Rethel
Maire: M. Roudier J.B.
Fête communale: le dimanche après le 30 mai
1909-1910
Habitants: 470 Superficie: 915 ha dont 847 en terres labourables, 12ha en prairies, 6ha en bois, 1/2ha en vignes Budget communal: 4400fr 118 maisons pour 125 ménages 115 électeurs Passage du facteur: 7h et midi Train: Ligne CBR Soissons/Rethel
Maire: Roudier JB Adjoint: Audierne Ernest Curé: Brulé Instituteur: Blondet Garde-champêtre: Noël
11 agriculteurs ou assimilés, 2 auberges/épiceries, 1 couvreur,1 boulangerie, 2 épiceries, 1 maçon, 1 maréchal ferrant, 6 rentier(e)s. Fabrique de papiers: M. Roudier directeur
Fête communale: le dimanche après le 30 mai
1913-1914
Habitants: 464 Budget communal: 4400fr Électeurs:140 Passage du facteur: 7h et 17h Train: Ligne CBR Soissons/Rethel
Société de secours mutuels: Président: M. Roudier J-B Vice-président: Audierne Ernest
Maire: Roudier JB Adjoint: Audierne Ernest Curé: Brulé Instituteur: Blondet Institutrice: Mme Leroux Garde-champêtre: Noël Cantonnier: Bocahu G.
7 agriculteurs ou assimilés, 3 auberges/ épiceries, 1 couvreur,1 boulangerie, 2 épiceries, 1 maçon, 1 maréchal ferrant, 7 rentier(e)s. Fabrique de papiers: M. Moisy directeur
Fête communale: le dimanche après le 30 mai
1916
Habitants: 467 Agriculteurs: 6 Fabrique de papier d'emballage: 1 (Sté anonyme des papeteries d'Evergnicourt)
Gare: 1 ligne Guignicourt/Rethel
Maire: M. Roudier J.B.
Fête communale: le dimanche après le 30 mai
1929 Le 10 juillet 1929, le boulanger d'Evergnicourt est mis en liquidation judiciaire
1936
Habitants: 715 Agriculteurs: 7 Bistrots: 2 Commerces: 3 ou 4 Maréchal: 1 Mercerie (détail): 1 Fabrique de papier: 1 (papeteries Navarre)
Gare: 1 ligne Guignicourt/Rethel Autocar: 1 Ligne Hirson/Reims (jeudi, samedi et dimanche)
Maire: M. Renaudin Curé: Villaire F.
Fête communale: le dimanche après le 30 mai
Electricité: 220/380V
1961
Habitants: 602
Maire: Lambert A. Instituteurs: M. Créteur, Mme Carron, Mme Gomés Marcelle et Mme Pante. Curé: Abbé Classe de Neufchatel
Café: Marque Hotel de l'étoile charcuterie: Sureau J. Epiceries: Dock Rémois et Goulet-Turpin
Industrie: Papeterie Navarre
Autocar: ligne Hirson - Reims
| Démographie Evergnicourt depuis 1760
| an. |
1760 |
1793 |
1800 |
1806 |
1818 |
1831 |
1836 |
1851 |
1856 |
1874 |
1876 |
1883 |
1891 |
1901 |
1906 |
1916 |
1921 |
1926 |
1931 |
1936 |
1940 |
1946 |
1954 |
1961 |
1965 |
1968 |
1975 |
1982 |
1990 |
2006 |
| hab. |
198 |
337 |
350 |
360 |
353 |
402 |
383 |
582 |
587 |
374 |
317 |
326 |
284 |
460 |
464 |
467 |
215 |
485 |
715 |
655 |
655 |
511 |
602 |
602 |
591 |
562 |
542 |
541 |
548 |
536 |
|
|  Nos maires. | 1791 - M. Drouard 1791 - M. Régnier 1820 - M. Drouard adj. M. Carlier 1847 - M. Braconnier Jean-Marie 1851 - M. Braconnier Jean-Marie adj. M. Tonnelet 1860 - M. Braconnier J-Marie adj. M. Dameaux Antoine 1861 - M. Braconnier Henri 1900 - M. Lilette adj. M. Collinet 1906 - M. Roudier 1916 - M. Roudier 1919 - M. Lilette adj. Audierne E. 1921 - M. Renaudin 1933 - M. Stra 1936 - M. Aucouturier 1945 - M. Barrufol 1947 - M. Louvat 1950 - M. Lambert Armand 1953 - M. Lambert Armand adj.: M. Bideaux 1959 - M. Lambert Armand adj.: M. Sureau 1965 - M.Singer C. adj.: M. Sureau 1970 - M. Seguy Maurice adj.: M .Sureau puis M. Charpentier (1971) 1977 - M. Charpentier Ulrich adj.: M. Fournaise Michel 1983 - M. Remy Maurice adj.: M. Bouchez Raymond 1989 - M. Remy Maurice adj.: M. Bouchez Raymond 1995 - M. Remy Maurice adj.: M. Bouchez Raymond 2001 - M. Bersano Fabrice adj.: M. Sohet Pascal 2008 - M. Bersano Fabrice adj.: M. Fournaise Jean-François |
|  Au monument aux morts | 1914-1918 AUDIERNE Pierre BOUTIN Martial BOUVIER Charles CELERIER Pierre CHARPENTIER Paul CHAUSSENOT Auguste CHAUSSENOT Emile CHAUSSENOT Jules CHOLET Marcel CLAVAUD François DEPORTE Charles DEREIMS Emile DUSSAUBS Jean FOULLOUNAUX Pierre HOCHET Léon HOCHETEugéne LILETTE Edmond MAUBANT Paul MORELLE Virgile MORET Auguste PRINET Georges RAYNAUD Martial REYX Jean SEGUY Marcel VALADON Louis
VICTIME CIVILE: MARTIN Nadége
1939-1945 BOUVY Jean BARA Jean LEMAIRE Adrien MEHAULT Robert PATUREAUX Gaston VIGNERON Pierre
VICTIMES CIVILES: CHEMIN Pierre BIDEAUX Lucien LOUIS Colette LOUIS Jacqueline
TOMBE EN INDOCHINE le 20 décembre 1950: JACQUEMART Jacques |
|  Election municipale 2008 | Population totale : 549 habitants Mode de scrutin : Majoritaire Nombre de sièges à pourvoir : 15 Résultats du 1er tour Nombre d'inscrits : 380 Nombre d'abtentions: 118 (31,05% des inscrits) Nombre de votants : 262 (68,95% des inscrits) Nombre de votes blancs : 0 (0,00% des inscrits, 0,00% des votants) Nombre de votes nuls : 7 (1,84% des inscrits, 2,67% des votants) Nombre de votes nuls et blancs : 7 (1,84% des inscrits, 2,67% des votants) Nombre de votes exprimés : 255 (67,11% des inscrits, 97,33% des votants)
SONT ELUS: M. SOHET Pascal - 235 voix M. CUPERLIER Philippe - 234 voix M. COINTE Laurent - 232 voix M. BERSANO Fabrice - 231 voix M. MENET Denis - 230 voix M. BEGUIN Bruno - 226 voix M. FOURNAISE Jean-François - 226 voix M. FOURNIER Laurent - 225 voix M. SIMMONOT Pierre - 223 voix M. LAINEZ Daniel - 223 voix Mme PREVOST Laurence - 222 voix Mme CAVEL Cynthia - 222 voix Mme BILOT Patricia - 221 voix Mme DAGNICOURT Céline - 220 voix M. GUILLORET Eric - 215 voix
source: La tribune.fr |
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